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Une sylviculture à leur profit

Chacune de ces essences a ses propres exigences : essence d’ombre ou de soumise à la dent de la faune sauvage ou sachant s’en défendre, résistante à la sécheresse ou nécessitant des milieux de fraicheur constante …

Les caractéristiques des lieux où elles se sont développées sont ainsi plus ou moins favorables à leur vigueur, à leurs formats, mais il est important de savoir regarder chacune d’entre elles sous l’œil de l’artisan susceptible d’en faire usage : 

  • Des tiges bien droites et régulières d’érable, de houx ou de buis, par exemple, seront appréciées par un ébéniste, un tourneur ou un luthier 
  • Le port plus tortueux d’un genévrier ou le bois coloré d’un vieux murier sera source d’inspiration pour un artiste qui utilisera formes et figurations au service de son art. 

La connaissance de ces métiers et de leurs exigences est donc primordiale pour le forestier car c’est elle qui va en premier lieu aiguiser son regard sur les arbres à potentiel intéressant et guider ses interventions. 

Beaucoup de ces essences sont sensibles à la concurrence. Pour qu’elles se maintiennent, développent toutes leurs potentialités et atteignent des tailles exploitables, il faut réaliser une sylviculture à leur profit, ce qui comprend selon les cas :

  • Un détourage régulier, qui consiste à supprimer les sujets exerçant une concurrence, permet de maintenir autour des arbres identifiés suffisamment de lumière tout au long de leur croissance et favorise la rectitude de leur tronc
  • La pratique de taille et d’élagage permet d’obtenir des tiges droites et de supprimer les branchaisons sources de nœuds et de points de fragilité dans le bois. Elle est à réserver aux espèces qui n’ont pas de ports trop branchus et qui réagissent bien à ces interventions. Des tests sont en cours pour mieux connaître la réaction de ces différentes essences, rarement conduites avec de telles interventions.
  • Un recépage est intéressant, sur des espèces capables de rejeter, pour générer de nouvelles tiges vigoureuses sur un système racinaire bien installé. 

Enfin, il faut se montrer modeste vis-à-vis des exigences forestières habituelles pour les formats : certaines espèces peuvent atteindre des tailles remarquables satisfaisant les normes classiques, mais le forestier ne doit pas pour autant renoncer à conserver des sujets plus trapus pour cette filière. Nombre d’artisans se satisfont de plateaux courts pour des bois rares ou à fibres figurées.

 

Erable sycomore gêné par un pin sylvestre

Plateau réalisé dans un murier tortueux (photo G. Guibaud)

Jeune cépée d’alisier blanc

 

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