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Regards sur quelques unes d'entre elles

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  • Alisier blanc
    X

    Fiche technique

    Alisier blanc

    ALLOUCHIER

    Sorbus aria crantz

     

    COMMENT RECONNAÎTRE L’ESPÈCE ?

    • Arbre de 15 à 20 m à houppier ovoïde
    • Ecorce gris brun lisse avec lenticelles bien marquées, devenant ensuite légèrement crevassé longitudinalement.
    • Feuilles caduques, alternes, ovales, irrégulièrement dentées. Couleur vert brillant dessus, blanc à duvet tomenteux dessous
    • Fleurs régulières à 5 pétales, (rosacées), blanches, en corymbes.
    • Fruits (alises) ovoïdes rouges ou orangés, pulpeux à pépins.
     
     
     
     
     
     
    Assiette en alisier parasité.
    C. Verchot (83)


    SPÉCIFITITÉS 

    Son bois est un peu moins apprécié pour les placages et l’ébénisterie que celui de l’alisier torminal en raison de sa plus grande nervosité et d’une couleur moins homogène. Mais il est rarement disponible sous des formats intéressants, son bois est donc peu connu.

     

     

     

    Conseils de sylviculture

    On connaît souvent les alisiers sur des terrains ingrats où aucune autre espèce ne les a concurrencés. Ils atteindront des formats très intéressants sur des stations favorables si on les détoure progressivement. Rejettent de souche et drageonnent.

     

     

     

  • Alisier torminal
    X

    Fiche technique

    Alisier torminal

    AIGRELIER

    SORBUS TORMINALIS CRANTZ

    COMMENT RECONNAÎTRE L’ESPÈCE ?

    • Arbre de 10 à 20 m.
    • Ecorce gris cendré lisse devenant ensuite écailleuse.
    • Feuilles caduques, alternes, à 5-7 lobes prononcés et pointus, les 2 lobes de base étant plus accentués. Couleur vert brillant sur les 2 faces.
    • Fleurs régulières à 5 pétales, (rosacées), blanches, en cymes.
    • Fruits (alises) ovoïdes, bruns (1,5 cm environ), verruqueux.

    LES PROPRIÉTÉS DE SON BOIS

    DESCRIPTION DU BOIS

    • Bois très homogène, rouge saumoné clair parfois flambé de brun au cœur.
    • Aubier non distinct.
    • Grain fin.
    • Fil droit
     
    DURABILITÉ 
    • Bonne
    PRORIÉTÉS TECHNOLOGIQUES
    • Séchage délicat, mais très bonne stabilité une fois sec.
    • Bonnes réactions à l’usinage.
    • Finition : très beau poli.
     

    EMPLOIS ACTUELS OU POTENTIELS

    • Tranchage : bois de grosse section très recherchés pour les placages.
    • Menuiserie - ébénisterie : utilisation limitée par la ressource disponible.
    • Tournerie, sculpture, tabletterie : très utilisé pour les pièces mécaniques, très apprécié pour la qualité de ses produits.
    • Lutherie : utilisé pour les pièces mécaniques des instruments, pour la confection d’instruments à vents.
    • Divers : outillages de mesure et dessin en raison de sa très bonne stabilité.

    LES AUTRES ATOUTS DE CETTE ESPÈCE

    •  Floraison mellifère.
    • Fruits appréciés de la faune sauvage.

     

     

     

     
     
     

     

     

     

  • Aubépine
    X

    Fiche technique

    Aubépine

    Epine blanche, Bois de mai

    Crataegus monogyna Jacq.

     

    Comment reconnaître l’espèce ?

    • Arbuste de 2 à 4 m pouvant atteindre un port d’arbre de 4 à 10 m
    • Ecorce gris-argenté vieillissant gris-brun à noirâtre
    • Rameaux gris cendré, épines à la base du rameau ou d’un bourgeon
    • Feuilles à 3-5 lobes aigus, dentés ; limbe vert clair dessus, glauque dessous.
    • Fleurs à 5 pétales blancs ou rosés (rosacées) à un style, regroupées en corymbe. Elles apparaissent en avril-mai et sont très parfumées
    • Fruits (cénelles) ovoïdes, rouge brillant, à un seul noyau

     

     

    Où la trouve-t-on ?

    • Espèce très commune, de l’étage méditerranéen à l’étage montagnard. Elle se satisfait de tous les sols,mais préfère les sols secs et calcaires. Exigeante en lumière.
    Bouchons tournés en aubépine. C. Verchot (83)

    Les propriétés de son bois

    Description du bois
    • Bois blanc rosé à jaunâtre ou rougeâtre. Le cœur peut être noirâtre.
    • Aubier non distinct
    • Grain fin
    • Fil irrégulier et noeuds souvent abondants
    Propriétés physiques et mécaniques
    • Bois homogène, compact, lourd, de densité 0,7 à 0,8 (à 12% d’humidité).
    • Nerveux, à retrait élevé.
    • Bois dur ayant de bonnes propriétés mécaniques.
    Propriétés physiques et mécaniques
    • Bois assez durable.
    Proriétés technologiques
    • Déformation possible au séchage.
    • Risque de fente.
    • Se polit très bien.

    Emplois actuels ou potentiels

    • Tournerie : très apprécié pour les ouvrages tournés. C’est la taille des bois trouvés qui en limite l’usage.

    LES AUTRES ATOUTS DE CETTE ESPÈCE

    • Espèce mellifère
    • Qualités paysagères par sa floraison au printemps et ses fruits rouges à l’automne.
    • Les fruits de l’azerolier ont une saveur de pomme et sont utilisés pour la confection de confitures ou de liqueurs.

     

  • Azérolier
    X

    Fiche technique

    Azérolier

    CRATAEGUS AZAROLUS L.

    Pomme tournée en aubépine.
    C. Verchot (83)

    COMMENT RECONNAÎTRE L’ESPÈCE ?

    • Petit arbre de 4 à 10 m.
    • Feuilles à 3 lobes fortement prononcés, pubescentes dessous.
    • Fleurs à 5 pétales (rosacées) blancs ou rosés regroupées en groupe de 5-7. Elles apparaissent en mai et sont très parfumées.
    • Fruits arrondi orangé à rouge à maturité, à un seul noyau, de 2 à 2,5 cm de diamètre, et apparaissant en septembre.

    OÙ LA TROUVE-T-ON ?

    • Espèce plus méridionale (pourtour méditerranéen). Exigeante en lumière

     

     

     

    Conseils de sylviculture

    Compte tenu de leur exigence en lumière et de leur taille modeste, c’est plutôt en lisière qu’on essaiera de conserver les aubépines et les azeroliers. Il faudra régulièrement supprimer la concurrence autour pour favoriser leur croissance.

     

     

     

     

     

     

     

  • Buis commun
    X

    Fiche technique

    Buis commun

    BOIS BÉNI, BUIS TOUJOURS VERT

    BUXUS SEMPERVIRENS L.

     

    COMMENT RECONNAÎTRE L’ESPÈCE ?

    • Taille et port : arbuste de 1 à 5 m, ou plus dans d’excellentes situations.
    • Ecorce gris-beige à petites écailles.
    • Feuilles opposées, coriaces, ovales, plus ou moins bombées, vert foncé, brillantes dessus, plus mat dessous.
    • Fleurs petites, blanchâtres : fleur femelle entourée de plusieurs fleurs mâles.
    • Fruits en capsules à 3 loges cornues (2 graines noires par loge).
    Autre buis apprécié des luthiers :
    le buis de Mahon à feuilles plus
    grandes (Buxus balearica)

     

     

    LES PROPRIETES DE SON BOIS

    description du bois

    • Bois jaune citron uniforme à veiné de brun.
    • Aubier non distinct.
    • Grain fin et régulier.
    • Fil variable, droit à très irrégulier selon les conditions de
      croissance.

    Particularités

    •  Ronces fréquentes

    PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET MÉCANIQUES

    Vase en “loupe” de
    buis. E. Bourneil (34)
    • Bois lourd (densité : 0,850 à 1,10 à 12% d’humidité) et très dur.
    • Retrait très élevé.
    • Nerveux mais très bonne stabilité quand il est sec.


    Durabilité

    • Echauffure possible qui tâche le bois de jaune verdâtre en début de stade.
    • Sensibilité aux champignons.

    PRORIÉTÉS TECHNOLOGIQUES

    • Conservation en rondins délicate en raison des risques d’échauffure et de fente. A effectuer dans un local obscur et frais ou dans une solution de sel marin ou d’urée.
    • Séchage : très lent.
    • Sciage : lames à denture fine nécessaires.
    • Collage : nécessité de double encollage.
    • Finition : très beau poli. Teintes et vernis sans difficulté.
       
    Poire tournée dans une ronce
    de buis. M. de Malet (84)



    EMPLOIS ACTUELS OU POTENTIELS

    • Tournerie : le buis est extrêmement apprécié en tournerie et est utilisé pour la confection de toutes sortes d’objets. Les ébénistes l’utilisent beaucoup pour leurs accessoires de mobilier (boutons charnières…).
    • Lutherie : très recherché pour les instruments à vent en raison de sa grande stabilité vis-à-vis des variations hygrométriques. Apprécié aussi pour certaines pièces d’instruments à cordes (clefs, chevilles…) en raison de sa solidité.
    • Coutellerie : utilisation fréquente, notamment avec les ronces de buis.
    • Sculpture : très apprécié pour la qualité des produits finis.

    LES AUTRES ATOUTS DE CETTE ESPÈCE

    Piques de violoncelle en buis et
    en ébène. E. Fouilhé (26)
    • Espèce mellifère.
    • Très adapté à l’art topiaire (sculpture de végétaux).

     

     

     

     

     

    Conseils de sylvilculture

    Le buis a été surexploité et les ressources actuelles sont limitées. Les artisans travaillent essentiellement en bois de cœur. Il est donc important d’atteindre de gros diamètres avant d’envisager l’exploitation (minimum 8 cm pour les plus petits usages, de type manches de couteaux ou stylos, mais plutôt 15 cm minimum pour une exploitation plus conséquente). 

     

  • Chêne vert
    X

    Fiche technique

     

    Chêne vert

    YEUSE, CHÊNE FAUX HOUX, CHÊNE À GLANDS DOUX

    QUERCUS ILEX L.

     

    180 000 m3 (bois rond) de
    chêne vert serait susceptible
    actuellement d’une valorisation
    en parquet dans le département
    de l’Hérault (selon l’étude
    conduite par le CIRAD (1)

    COMMENT RECONNAÎTRE L’ESPÈCE ?

    • Arbre de 15 à 20 m, à feuillage persistant, pouvant se limiter à 5 à 10 m sur de stations difficiles.
    • Tronc souvent court, se ramifiant très tôt, rameaux tortueux puissants, écorce gris-vert et lisse jeune devenant ensuite noirâtre et crevassée, à fissuration longitudinale dominante.
    • Feuilles alternes, persistantes 2 à 3 ans, coriaces, entières et variables : à petites dents piquantes ou à bords réguliers. De couleur vert foncé et luisantes dessus, gris blanchâtre et duveteuses dessous.
    • Fleurs mâles très abondantes en longs chatons pendants jaunes à maturité, fleurs femelles petites, regroupées par 2-3 à l’extrémité des rameaux.
    • Fruits : glands bruns à petite pointe dure et piquante, de 1,5 à 3 cm, apparaissant à l’automne.
    • Racines pivotantes.

    OÙ LA TROUVE-T-ON ?

    • Espèce des étages méditerranéen et supra méditerranéen, se rencontrant également dans l’étage collinéen et le début de l’étage montagnard.
      Le chêne vert est une espèce de lumière, qui peut aussi se maintenir en végétant plus ou moins à l’ombre de peuplements dominants. Il préfère les températures chaudes mais peut supporter le froid si le terrain est calcaire. En zone chaude, on le rencontre sur des supports très variés, calcaires ou acides. Sa croissance est meilleure sur des sols profonds et des colluvions mais il supporte bien les sols secs, les sols très caillouteux.
      Le chêne vert est la première essence feuillue de la région, avec une croissance actuelle importante de son volume sur pied. Il ne peut donc pas être considéré comme une essence secondaire, mais sa qualité bois d’oeuvre n’est pas assez connue et en fait une essence sous-valorisée. Il existe pourtant en Languedoc-Roussillon des potentialités pour le développement d’une filière produits haut de gamme en chêne vert.
    Cœur noir (brun foncé) possible sur
    des arbres de gros diamètre.

    Les proprietes de son bois

    DESCRIPTION DU BOIS
    • Bois relativement homogène, à pores diffus.
    • Aubier non distinct ; cœur clair jaune pâle à brun clair, et brun rouge, plus ou moins foncé.
    • Grain fin et serré.
    • Fil souvent irrégulier, donnant des figurations très esthétiques.
    Particularités
    • Loupes possibles sur le tronc.
    • Mailles apparaissant lors des débits sur quartier.
     
    Objet tourné en chêne vert.
    Claude Verchot (83)
    PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET MÉCANIQUES
    • Densité très élevée de 0,85 à 1,05.
    • Bois très nerveux le rendant délicat à travailler.
    • Réactions à compressions.
    • Elasticité.
    • Dureté très élevée (indice 10 de Monnin).
    durabilite
    • Assez bonne résistance aux champignons.
    • Sensible aux attaques d’insectes.
    PRORIÉTÉS TECHNOLOGIQUES
    • Conservation.
    • Sciage avec des lames adaptées à la dureté du bois : lames stellitées et outils au carbure de tungstène.
    • Séchage à réaliser sur des débits courts afin d’éviter les fentes de séchage. Immersion dans l’eau recommandée sinon.
    • Finitions difficiles.

    EMPLOIS ACTUELS OU POTENTIELS

    Contreplaqué en chêne vert jouant
    sur les différentes couleurs du bois
    sur sa section
    • Bois de chauffage : c’est la valorisation quasi exclusive de cette essence qui est un excellent bois de feu, mais qui possède aussi bien d’autres potentialités.
    • Sciage : des usages à haute valeur ajoutée sont possibles avec le chêne vert. Elles sont déjà mises en œuvre dans plusieurs pays du pourtour méditerranéen pour la réalisation de portes, de parquets, de panneaux contrecollés.
    • Tournerie : bois dur à tourner mais très apprécié pour sa beauté.

    LES AUTRES ATOUTS DE CETTE ESPÈCE

    • Les billons de meilleure qualité pourraient être réservés depuis les lots de bois de chauffage pour une valorisation en sciage. Les exploitations réalisées par éclaircies et non par coupe rase permettraitent d’obtenir en sciage des produits de plus gros diamètres. Mais la rentabilité de l’opération dépend de l’existence d’ateliers de transformation appropriés, encore inexistants sur la région.

     

    Conseils de sylviculture

    Les billons de meilleure qualité pourraient être réservés depuis les lots de bois de chauffage pour une valorisation en sciage. Les exploitations réalisées par éclaircies et non par coupe rase permettraitent d’obtenir en sciage des produits de plus gros diamètres. Mais la rentabilité de l’opération dépend de l’existence d’ateliers de transformation appropriés, encore inexistants sur la région.

     

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    (1) GERARD J., RODA JM et LANGBOUR P – 2007 : Valorisation du chêne vert de l’Hérault en parquet : aspects techniques et économiques. In Actes du séminaire du 7 juin 2007 : « Mieux valoriser les essences secondaires à bois d’artisanat ! » - CRPF, Montpellier.

     

  • Cornouiller mâle
    X

    Fiche technique

    Cornouiller mâle

    CORNOUILLER SAUVAGE, CORNOUILLER JAUNE, BOIS DE FER, FUSELIER

    CORNUS MAS L.

     

    COMMENT RECONNAÎTRE L’ESPÈCE ?

    • Arbuste de 5 à 6 m de hauteur. Son tronc ne dépasse guère 30 cm.
    • Rameaux verts, opposés, un peu pubescents et à section presque carrée.
    • Ecorce lisse jaune brunâtre devenant ensuite écailleuse brun noirâtre.
    • Feuilles opposées à pointe allongée, à nervures prononcées convergeant vers la pointe, chutant en hiver. Leur face inférieure est plus pâle et possède des poils parallèles à la nervure principale.
    • Fleurs jaunes, petites, en ombelles axillaires et apparaissant avant les feuilles en mars-avril.
    • Fruits ou drupes appelés cornouilles et apparaissant en septembre-octobre, à forme ovale, de couleur verte au début devenant orangé-rouge. Ils sont comestibles et possèdent un gros noyau.

     

     

    OÙ LA TROUVE-T-ON ?

    • Il apprécie les terrains calcaires. Il supporte les sols assez secs et rocailleux mais peut aussi se rencontrer sur des terrains très frais. Il préfère les situations chaudes et ensoleillées mais tolère la mi-ombre et résiste bien au froid. Il se développe donc dans des peuplements clairs ou en lisière.
      Il accompagne souvent les hêtraieschênaies des terrains calcicoles et les chênaies pubescentes (Etage supraméditerranéen, collinéen et montagnard inférieur). Les relevés de l’IFN mentionnent peu cette espèce dans les peuplements du Languedoc-Roussillon car sa taille demeure modeste : elle atteint de beaux formats dans quelques peuplements de la zone de garrigue an nord du département du Gard et de l’Hérault, ainsi qu’en Cévennes et dans le sud-ouest audois.

     

     

    LEs proprietes de son bois

    DESCRIPTION DU BOIS
    • Couleur blanc rosé pour l’aubier et brun rosé clair pour le bois parfait.
    • Aubier bien distinct sur le bois frais et assez large.
    • Bois homogène au grain très fin.
    • Fil flexueux, cernes étroits peu visibles.
    • Petits nœuds fréquents (cf arbuste branchu).
    Particularités 
    • Les loupes sont fréquentes et intéressantes sur cette espèce pour la tournerie d’art.
     
    PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET MÉCANIQUES
    • Densité élevée.
    • Bois dur, très résistant aux chocs et au poids : il a été en conséquence fort utilisé pour la confection de manches d’outils, de pièces mécaniques, de barreaux d’échelle… 
    PROPRIÉTÉS chimiques
    • Bonne durabilité.
    PRORIÉTÉS TECHNOLOGIQUES
    • Séchage difficile en raison de l’irrégularité de son fil et d’un retrait élevé. Usinage et collage également difficiles (cf densité du bois).
    • Très bon comportement au tournage.
    • Polissage donnant de très bons résultats.

    EMPLOIS ACTUELS OU POTENTIELS

    • La tournerie est la valorisation principale de ce bois.
    • Les tourneurs l’apprécient pour confectionner des objets d’arts ou des petites pièces d’ébénisterie.
    • Ses utilisations anciennes précédemment citées sont aujourd’hui fortement concurrencées par d’autres matériaux. Sa commercialisation en rondins ou en perches de 3 à 5 m de long et d’une dizaine de cm de diamètre tend donc à se raréfier au dépend des quelques utilisateurs qui recherchent ce bois.
    • Lutherie : ses propriétés le font apprécier pour la confection de flûtes, cornemuses et archets baroques.

    LES AUTRES ATOUTS DE CETTE ESPÈCE

    • Espèce mellifère.
    • Fruits comestibles propres à la confection de gelées et confitures.
    • Excellent bois de chauffage.

     

    Conseils de sylviculture

    Ce bois intéresse beaucoup les artisans mais ne se trouve pas facilement. Les sujets vigoureux, jugés intéressants pour la production de bois, devront être maintenus en couvert relativement clair compte tenu des besoins en lumière de cette espèce. On peut par exemple favoriser tous les sujets en bordure des peuplements forestiers. L’espèce possède une longévité importante (300 ans) et rejette bien sur souche. Elle peut donc être exploitée plusieurs fois

     

  • Cytise aubour
    X

    Fiche technique

    Cytise aubour

    AUBOUR, FAUX ÉBÉNIER, ARBRE DE DANAÉ, CYTISE À GRAPPES, PLUIE D’OR, BOIS D’ARC

    LABURNUM ANAGYROIDES.

     

    COMMENT RECONNAÎTRE L’ESPÈCE ?

    • Arbuste ou arbre de petite taille, entre 5 et 10 m, à houppier assez clair et rameaux retombants.
    • Tronc souvent court, écorce brune lisse, portant des traces de lenticelles.
    • Feuilles caduques, alternes, à 3 folioles ovales à bord lisse, vert grisâtre et glabre dessus, plus pâles et velues dessous. Le pétiole est long et pubescent.
    • Fleurs papilionacées, en grappes jaunes pendantes, longues de 30 cm environ et souples, apparaissant en milieu de printemps.
    • Fruits sous forme de gousses velues, pendantes et bosselées, de 5-6 cm de longueur.

     

    OÙ LA TROUVE-T-ON ?

    • Le cytise commun est une espèce calcicole se rencontrant de l’étage collinéen à l’étage subalpin. Il supporte les terrains secs et apprécie la lumière. Il se développe bien spontanément dans certaines friches neutres à calcaires, dans des taillis clairs ou en lisière de bois.

     

     

    Les propriétés de son bois

    Pot tourné en Cytise. C. Verchot (83)
    DESCRIPTION DU BOIS
    • Bois parfait jaune brunâtre à brun olive ou bronze, avec des cernes apparents. Il doit son nom de faux ébénier à cette apparition de bois de cœur brun-noir, rappelant la couleur de l’ébène
    • Aubier distinct, blanchâtre et étroit.
    • Grain plutôt fin et fil droit.
    PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET MÉCANIQUES
    • Bois dense : 0,65 à 0,80.
    • Nervosité élevée, bois à fort retrait.
    • Elasticité élevée.
    • Bonne résistance aux chocs.

     

    durabilité
    • Bonne durabilité du bois parfait (mauvaise pour l’aubier).
    PRORIÉTÉS TECHNOLOGIQUES
    • Sciage difficile en raison de la nervosité du bois.  
    • Le séchage doit être lent – risques de déformation et de fente.
    • L’usinage doit se faire avec un équipement pour bois durs.
    • Collage aisé.
    • Bons résultats en finition.

    EMPLOIS ACTUELS OU POTENTIELS

    Pot tourné en Cytise. C. Verchot (83)
    • Tournerie : bois très apprécié pour la confection d’objets d’art, barreaux de chaise, accessoires d’ébénisterie.
    • Placage : utilisation plutôt ancienne mais toujours d’actualité chez certains fournisseurs pour la confection de meubles, et possible avec des bois issus de beaux sujets (parcs) `
    • Lutherie : utilisation avec succès pour la confection des archets ; également utilisé pour la fabrication de certaines flûtes
    • Coutellerie et marqueterie : apprécié notamment pour sa couleur noire en cœur qui peut prendre des reflets nacrés
    • Archerie : les propriétés d’élasticité et de résistance conviennent bien à la confection d’arcs.

    LES AUTRES ATOUTS DE CETTE ESPÈCE

    • Q Espèce mellifère.
    • Légumineuse fixant l’azote par les nodosités de ses racines.
    • Qualités paysagères en période de floraison.

     

    Conseils de sylviculture

    Cette espèce est une légumineuse intéressante à introduire en accompagnement dans des plantations forestières peu denses. Quelques coups de sécateurs pour défourcher les sujets qui s’y prêtent, simultanément aux interventions réalisées sur le peuplement principal, peuvent allonger la petite bille de pied future et permettre sa valorisation en lutherie par exemple. Qu’ils soient plantés ou spontanés, il est judicieux de conserver les cytises dès que leur vigueur permet d’atteindre des diamètres intéressants et des bois de cœur colorés.

     

  • Erable champêtre
    X

    Fiche technique

    Erable champêtre

    ACERAILLE, PETIT ÉRABLE, BOIS DE POULE

    ACER CAMPESTRE L.

     

    COMMENT RECONNAÎTRE L’ESPÈCE ?

    • Arbre de taille moyenne (10 à 15 m en général) à cime arrondie et dense du fait d’une ramification importante.
    • Tronc souvent court se garnissant de gourmands, écorce brunâtre écailleuse et liégeuse.
    • Rameaux opposés, minces et de couleur brun clair, portant fréquemment des ailes liégeuses et écailleuses. Bourgeons opposés et petits, appliqués contre le rameau.
    • Feuilles caduques, petites (3 à 8 cm), simples, nettement lobées, à (3) 5 lobes dentés, plutôt arrondis au sommet, entiers. Elles sont pubescentes dessous et possèdent de belles couleurs jaune d’or à l’automne.
    • Fleurs petites, vert-jaunâtre, en corymbes dressés sur de courts pédicelles, apparaissant en même temps que les feuilles (marsavril).
    • Fruits : samares doubles à ailes opposées en ligne droite, non rétrécies vers le bas.
    • Enracinement pivotant et racines latérales plongeantes.

    Les proprietes de son bois

    DESCRIPTION DU BOIS

    • Bois clair, homogène, blanc-jaunâtre flambé de brun au cœur dans les arbres âgés.
    • Aubier non distinct.
    • Grain fin.
    • Fil plus ou moins régulier, cernes peu apparents.
     
    PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET MÉCANIQUES
    • Bois dur et dense (densité : 0,65 à 0,75).
    • Résistance axiale à la rupture élevée.
    • Bois résilient, élastique, adhérent et peu fissible.
    durabilite
    • Durabilité faible : risques d’échauffure.
    • Sensibilité à la pourriture avec l’humidité.
    • Imprégnabilité facile.
    PRORIÉTÉS TECHNOLOGIQUES
    • Sciage sans difficulté particulière sauf sur les bois figurés.
    • Bonne aptitude au tranchage.
    • Séchage délicat : un ressuyage rapide en surface et une bonne ventilation naturelle sont nécessaires sur parc.
    • Bois facile à travailler.
    • Risques de brûlures (perçage, sciage…).
    • Très bons résultats de finition : beau poli, teintes homogènes…
    Particularités
    • L’apparition de loupe est possible. Leur utilisation est appréciée en marqueterie, décoration, tournerie et tabletterie.
    • Les racines noueuses de cet érable peuvent aussi intéresser certaines fabrications de tournerie.

    EMPLOIS ACTUELS OU POTENTIELS

    • Ebénisterie et menuiserie décorative : ses plus petites dimensions limitent son utilisation dans ce domaine mais ses propriétés sont équivalentes à celles de l’érable plane. Son bois figuré est apprécié pour les placages décoratifs.
    • Tournerie : son bois est apprécié en tournerie pour la confection d’objets utilitaires divers.
    • Lutherie : son usage est moins important que celui de l’érable sycomore (notamment par son gabarit) mais il reste précieux (surtout ondé) pour les fonds, les éclisses et les manches de violons et autres instruments de lutherie.

    LES AUTRES ATOUTS DE CETTE ESPÈCE

    • Essence mellifère : C’est l’érable qui possède un des meilleurs rendements mellifères avec des productions pouvant atteindre 1100 kg de miel à l’ha dans de bonnes conditions.
    • Paysage : couleurs d’automne jaune d’or.
    • Haies brise-vent : intérêts de sa branchaison importante et de sa résistance au vent.
    • Fixation des sols : rapidité d’installation et qualité de son enracinement.

     

  • Erable de Montpellier
    X

    Fiche technique

    Erable de Montpellier

    AGAS, AZEROU

    ACER MONSPESSULANUM L.

     

    COMMENT RECONNAÎTRE L’ESPÈCE ?

    • Arbuste à ramification dense de 5-6 m, pouvant devenir un arbre de 6 à 10 m de hauteur s’il pousse dans de bonnes conditions.
    • Ecorce gris jaunâtre, rameaux grêles, glabres, luisants, à lenticelles très visibles, bourgeons à forme ovoïde allongée et nombreuses écailles sombres.
    • Feuilles caduques opposées, simples, à 3 lobes égaux, obtus, entiers, parfois lobulés, glabres. Elles sont petites, charnues et coriaces, vert sombre, et au revers vert bleuté, et persistent jusqu’au commencement de l’hiver.
    • Fleurs petites, jaune verdâtre, en corymbes penchés à l’extrémité du rameau ; elles apparaissent le plus souvent avant les feuilles, en avril.
    • Fruits : samares pendantes soudées par deux, à ailes convergentes, rétrécies à la base.

    OÙ Les TROUVE-T-ON ?

    Calice en érable champêtre.
    E. Bourneil (34)
    • Erable champêtre
      Etages supraméditerranéen à montagnard. L’érable champêtre est une espèce qui apprécie la chaleur mais résiste très bien au froid (peut aussi se rencontrer jusqu’à 1000 m) et au vent ; il supporte relativement le gel mais résiste peu à la sécheresse. En dehors de son intolérance aux terrains acides, les autres caractéristiques du sol lui sont relativement indiffé- rentes. Présence spontanée fréquente des deux érables en LanguedocRoussillon. Leur fréquence à l’ha peut être élevée mais la plupart des sujets n’atteignent pas souvent de taille remarquable, concurrencés en lumière par d’autres espèces.
    • Erable de Montpellier
      Etages mésoméditerranéen et supraméditerranéen. Espèce commune des collines et basses montagnes méditerranéennes, dans les bois clairs de chêne vert et chêne pubescent, dans les garrigues. Elle est exigeante en lumière (elle dépérit à l’ombre) et en chaleur, mais peut supporter le froid occasionnel. pH basique à neutre.

     

    Conseils de sylviculture

    Ces deux érables peuvent être abondants dans les peuplements si l’on y porte attention. Pour conserver les sujets intéressants, il faudra veiller au maintien de leur mise en lumière (peuplements clairs, lisières). Des interventions de taille et d’élagage peuvent permettre l’obtention de billes de qualité.

  • Houx
    X

    Fiche technique

    Houx

    GRAND PARDON, BOIS FRANC, HOUSSON, GRÉOU

    ILEX AQUIFOLIUM L.

     

    COMMENT RECONNAÎTRE L’ESPÈCE ?

    • Arbuste ou petit arbre de 2 à 10 m (possible jusqu’à 20 m) à feuillage persistant.
    • Ecorce d’abord verte devenant gris jaunâtre puis noirâtre, finement crevassée.
    • Feuilles alternes, coriaces, à épines acérées lorsqu’elles sont jeunes, vert sombre et luisant.
    • Fleurs petites, blanches, en groupes à l’aisselle des feuilles de l’année précédente.
    • Fruits (drupes) ovoïdes rouges vif ou jaunes, à 4 noyaux.

     

     

    E. Bourneil (34)

    OÙ LA TROUVE-T-ON ?

    • Etages supraméditerranéen, collinéen à montagnard. Fréquent un peu partout dès l’instant qu’il y a une hygrométrie suffisante. Espèce de demi-ombre, pouvant aussi se satisfaire à l’ombre.
      Préfère les sols acides, mais espèce à très large amplitude. En Languedoc-Roussillon, l’espèce se rencontre plutôt dans les fonds de vallon et surtout dans les peuplements à ambiance forestière.

     

     

     

     

     

     

    Trembleur.
    E. Bourneil (34)

     

    LES PROPRIÉTÉS DE SON BOIS

    DESCRIPTION DU BOIS
    • Bois homogène blanc nacré devenant gris jaunâtre ou verdâtre à la lumière.
    • Aubier non distinct. Q Grain très fin, uniforme et serré, cernes peu apparents.
    • Fil souvent légèrement oblique ou irrégulier.
    PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET MÉCANIQUES
    • Bois mi-lourd à lourd, de densité 0,55 à 0,7.
    • Retrait en volume élevé. Q Bois dur.
    durabilité
    • Durabilité faible.
    • Risque d’échauffure et de pourriture en milieu humide.
    PRORIÉTÉS TECHNOLOGIQUES
    • Conservation.
    • Sciage pouvant être délicat avec l’irrégularité du fil.
    • Séchage délicat pour des grosses pièces.
    • Finition : très beau poli qui donne au bois l’apparence de l’ivoire ; se teinte aussi très bien.

     

     

     

    EMPLOIS ACTUELS OU POTENTIELS

    • Placages : le houx se prête bien au tranchage mais ses usages sont limités par sa faible disponibilité.
    • Tournerie : extrêmement apprécié pour toutes sortes d’ouvrage : le bois poli ou teinté fournit un très beau résultat.
    • Sculpture, gravure : se travaille bien dans tous les sens et se prête bien à la réalisation de détails fins.
    • Marqueterie : très utilisé pour sa couleur claire et unie.
    • Lutherie : utilisé pour les pièces mécaniques et les touches de clavecin.

     

    Conseils de sylviculture

    Sa croissance est lente et il n’est pas exigeant en lumière. On peut en conséquence repérer et conserver les sujets aux formats intéressants sans intervention spécifique en sa faveur. C​

     

  • If
    X

    Fiche technique

    If

    IF COMMUN, IF À BAIES, IFRETEAU

    TAXUS BACCATA L.

     

    Boules tournées en if.
    N. Gaussen (30)

    COMMENT RECONNAÎTRE L’ESPÈCE ?

    • Arbre pouvant atteindre 25 m mais souvent de plus petite taille.
    • Tronc très cannelé, écorce brun-rougeâtre, lisse au départ, puis écailleuse.
    • Rameaux souples verts, bourgeons vert-jaune à brunâtres.
    • Feuilles en aiguilles persistantes 7-8 ans, adhérentes au rameau, aplaties, pointues mais non piquantes, vert très foncé dessus, vert clair dessous, avec 2 bandes pâles peu visibles, toxiques.
    • Fleurs : nombreux châtons mâles globuleux, jaunes ; fleurs femelles discrètes isolées au niveau d’un rameau latéral (espèce dioïque).
    • Fruits en coupe charnue rouge vif contenant une graine toxique dans un suc visqueux.

    OÙ LA TROUVE-T-ON ?

    Vase tourné en if.
    E. Bourneil (34)
    • Etages supraméditerranéen, collinéen à début du subalpin. Espèce assez souple, pouvant croître en pleine lumière ou à l’ombre, sur des sols calcaires ou non. Il apprécie les sols riches et une humidité élevée.
      En Languedoc-Roussillon, on le rencontre dans l’ouest audois et dans les massifs pyrénéens, bien que non répertoriés dans les relevés de l’IFN

    Les propriétés de son bois

    DESCRIPTION DU BOIS
    • Bois homogène, brun – orangé à brun rouge ou pourpré.
    • Aubier fin très distinct, presque blanc.
    • Grain très fin, cernes très serrés.
    • Fil plus ou moins régulier.
    • Bois non résineux (sans sécrétion de résine).
    particularités
    • Loupes et ronces recherchées.
    PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET MÉCANIQUES
    • Bois lourd, de densité 0,65 à 0,85 à 12 % d’humidité.
    • Nervosité faible.
    • Très bonnes propriétés mécaniques : bonne résistance, bonne élasticité.
    • Dureté élevée.
    durabilité
    • Très bonne
    PRORIÉTÉS TECHNOLOGIQUES
    • Conservation des grumes sans soucis de dépréciation du bois.
    • Sciage sans difficulté.
    • Déroulage et tranchage.
    • Finition agréable : beau poli, mise en teinte facile.

    EMPLOIS ACTUELS OU POTENTIELS

    • Ebénisterie : bois très recherché pour la confection de meubles, en massif ou en placages. C’est sa rareté qui en limite l’emploi.
    • Sculpture : bois tendre mais fin se prêtant très bien à la sculpture.
    • Tournerie : très apprécié pour la beauté de son bois et son poli.
    • Autres : utilisation recherchée en marqueterie, en archèterie pour sa bonne élasticité

     

    Conseils de sylviculture

    Sa toxicité, mais aussi une surexploitation pour son bois ont raréfié cette essence. Bien que tolérant l’ombre, c’est dans des peuplements plus ouverts que l’on pourra préserver son maintien et sa régénération. Il rejette bien de souche. 

     

  • Nouvelle essence
    X

    Fiche technique

    Nouvelle essence

    Nouvelle essence, autre nom, autre nom ou autre nom

     

    Description

    Feuilles et fleurs

    Usages

    Tournage

  • Orme champêtre
    X

    Fiche technique

    Orme champêtre

    ORMEAU, ORME ROUGE, ORME À PETITES FEUILLES

    ULMUS MINOR MILL..

     

    COMMENT RECONNAÎTRE L’ESPÈCE ?

    • Arbre de 25 à 30 m, à tronc droit et élancé, houppier arrondi en dôme.
    • Ecorce lisse, gris foncé devenant épaisse et crevassée, brun noir. Rameaux portant parfois des crêtes liégeuses.
    • Feuilles caduques, alternes, disposées sur un même plan de chaque côté du rameau, doublement dentées, et à limbe dissymé- trique à la base.
    • Fleurs très abondantes apparaissant en mars.
    • Fruits (samares) arrondis de 1 à 1,5 cm constitués d’une graine entourée d’une membrane transparente.

     

     

    OÙ LA TROUVE-T-ON ?

    • Etages collinéen à montagnard, avec des affinités méridionales. Dans les forêts du Languedoc-Roussillon où elle est présente, elle atteint en moyenne 10 m de hauteur, ce qui laisse supposer quelques beaux sujets encore présents.

     

     

    les propriétés de son bois

    DESCRIPTION DU BOIS
    • Aubier distinct clair blanc-jaunâtre à blancgrisâtre, cœur brun-rouge, plutôt foncé.
    • Grain en général grossier et irrégulier.
    • Fil pouvant être irrégulier, madré.
    particularités
    • Loupes et broussins fréquents.
    • Bois très apprécié pour ses figurations et sa couleur.
    • Bois de racine également apprécié.

     

     

    Loupe tranchée
    PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET MÉCANIQUES
    • Bois hétérogène, assez lourd de densité 0,6 à 0,85 (à 12 % d’humidité).
    • Nervosité moyenne.
    • Très bonnes résistances axiales en compression et en flexion.
    • Assez élastique.
    • Dureté élevée.
    • Très peu fissible.

     

    durabilité
    • Moyenne en extérieur, très élevée dans l’eau (cf fondations de Venise).
    Porte en orme. F. Marques (66)
    PRORIÉTÉS TECHNOLOGIQUES
    • Sciage délicat lorsque le fil est irrégulier.
    • Séchage lent et difficile.
    • Ponçage un peu long en raison du fort contrefil.
    • Bons résultats de teinture.

    EMPLOIS ACTUELS OU POTENTIELS

    • Placages : utilisation importante de grumes de grosse dimension au fil bien droit (qui font essentiellement aujourd’hui l’objet d’importations).
    • Ebénisterie : l’un des bois les plus appré- ciés pour la confection de meubles. Les loupes et broussins y sont très recherchés.
    • Menuiserie : tès intéressant pour les parquets et escaliers.
    • Tournerie, sculpture : l’essence répond bien à ces travaux.

    LES AUTRES ATOUTS DE CETTE ESPÈCE

    • Excellent bois de feu.
    • Feuillage utilisable comme fourrage.

    La maladie de l'orme, quelles solutions ?

    Très peu d’ormes adultes survivent aujourd’hui à cause de la graphiose. Cette maladie qui s’est développée en Europe depuis 1920, est provoquée par un champignon microscopique qui fait mourir l’arbre adulte. Des rejets repartent des souches mais stagnent dans un format d’arbuste. Les traitements réalisés sur les ormes des villes ne peuvent être généralisés aux arbres forestiers et épars. Le premier espoir dans la survie des ormes réside dans l’apparition de souches résistantes à la maladie. Il est donc important de maintenir les rejets pour favoriser les fructifications et préserver une diversité des ressources géné- tiques d’où peut apparaître une capacité d’adaptation. Il faut aussi surveiller les ormes adultes non atteints par la maladie. Le deuxième espoir repose sur les travaux de plusieurs équipes européennes et américaines : 4 cultivars résistants sont actuellement recommandés en plantation, dont 2 très proches de nos ormes indigènes (port et vigueur équivalents).

     

    ----

    POUR EN SAVOIR PLUS : GIRARD S. et al – 2007 : L’orme : nouveaux espoirs ? Forêt Entreprise n° 175, 9-50.

     

     

  • Pistachier térébinthe
    X

    Fiche technique

    Pistachier térébinthe

    PISTACIA TEREBINTHUS L.

     

    COMMENT RECONNAÎTRE L’ESPÈCE ?

    • Arbuste de 3 à 5 m pouvant avoir une allure de petit arbre.
    • Feuilles caduques alternes, composées à 3 à 9 folioles subopposées avec une foliole terminale.
    • Fleurs brunâtres en longues grappes.
    • Fruits de 5 à 7 mm en longues grappes, d’abord verts puis brunâtres.
    Baguier vue de dessus. E. Bourneil (34)

     

     

    OÙ LA TROUVE-T-ON ?

    • Etage méditerranéen et supraméditerranéen. Arbuste de milieux ouverts, plutôt calcaires, pouvant monter au pied de montagnes bien exposées. Très souvent associé aux milieux du chêne vert, parfois présent dans des chênaies pubescentes ouvertes. 

    les propriétés de son bois

    Stylos. E. Bourneil (34)
    DESCRIPTION DU BOIS
    • Couleur brun marron parfois très foncé et veiné.
    • Aubier distinct, de couleur blanc ou blanc-jaunâtre, et assez épais.
    PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET MÉCANIQUES

    • Bois lourd de densité 0,76 à 0,8 à 12 % d’humidité.
    • Dureté élevée.
    PRORIÉTÉS TECHNOLOGIQUES
    • Peu de références.
    • Donne un beau poli

    EMPLOIS ACTUELS OU POTENTIELS

    Pomme tournée. M. de Malet (84)
    • Sculpture, tournerie : utilisation pour des objets d’arts et de décoration.
    • Petite ébénisterie, marqueterie : utilisation limitée par la ressource et la connaissance du bois.

    LES AUTRES ATOUTS DE CETTE ESPÈCE

    • Très bon combustible.

     

     

     

     

     

     

     

    Conseils de sylviculture

    Cette essence est souvent exploitée avec le chêne vert comme bois de chauffage ; elle rejette de souche et est souvent présente en cépée. Lorsqu’elle prend un port d’arbre et atteint des diamètres un peu forts, ses billons, débités en plateaux ou en petits blocs, trouvent preneurs auprès de sculpteurs ou de tourneurs qui exploitent les contrastes de couleur de son bois. Elle pourrait connaître d’autres valorisations si sa disponibilité était plus importante. Il est donc conseillé de préserver cette essence des coupes de bois de chauffage lorsque sa vigueur est prometteuse de formats intéressants.

     

  • Robinier faux acacia
    X

    Fiche technique

    Robinier faux acacia

    ROBINIA PSEUDACACIA L.

     

    COMMENT RECONNAÎTRE L’ESPÈCE ?

    • Arbre de 10 à 25 m, à houppier clair. 
    • Ecorce d’abord lisse et brunâtre, puis gris-beige crevassée en réseau. Rameaux vert rougeâtre devenant bruns et gercés, munis de robustes épines triangulaires.
    • Feuilles alternes, composes pennées de 11 à 25 folioles ovales à bord lisse, souples, vert clair. 
    • Fleurs papilionacées, blanches, en grappes pendantes odorantes et très mellifères, apparaissant mi avril à fin mai. 
    • Fruits en gousses plates et brunes de 5 à 8 cm, contenant 8 à 12 graines brunes.

    OÙ LA TROUVE-T-ON ?

    • Etages collinéen, méditerranéen et supraméditerranéen Essence de lumière, qui peut se développer sur une large gamme de sols à condition qu’ils ne soient pas compacts ou hydromorphes. En Languedoc-Roussillon, la présence du robinier correspond à des traces de ses anciens usages (piquets de vigne dans des zones viticoles comme en Roussillon, dans les Costières du Gard, stabilisation des terrils et des mines dans les Cévennes). Ces peuplements sont rarement gérés aujourd’hui et vieillissent sur pied.

     

     

    LES PROPRIÉTÉS DE SON BOIS

    Terrasse extérieure en lames
    de robinier. Photo IDF. J. Paulus
    DESCRIPTION DU BOIS
    • Bois à texture très hétérogène, de couleur jaune à jaune-verdâtre, brunissant rapidement à la lumière.
    • Aubier étroit bien délimité, blanchâtre.
    • Grain fin.
    • Fil plutôt droit.
    • Nœuds fréquents et durs.
    PARTICULARITÉS
    • Loupes et broussins.
    PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET MÉCANIQUES
    • Bois lourd, de densité 0,7 à 0,9 à 12 % d’humidité.
    • Retrait total assez élevé (11%), bois nerveux à très nerveux.
    • Bonnes performances mécaniques.
    • Elasticité bonne.
    • Bois mi dur à dur.
    DURABILITÉ
    • Très bonne.
    PRORIÉTÉS TECHNOLOGIQUES
    • Sciage délicat en raison de la dureté du bois et de la présence des nœuds.
    • Séchage lent avec risque de fentes et de déformations.
    • Très bonne aptitude au cintrage.
    • La dureté du bois rend certaines finitions délicates

    EMPLOIS ACTUELS OU POTENTIELS

    “La Graine” : objet d’art sculpté.
    A. Mailland (30)
    • Piquets : son utilisation en bois rond ou fendu comme piquet de clôture ou tuteurs de vignes reste sa valorisation principale dans certaines régions viticoles comme le Bordelais qui en ont volontairement développé les peuplements ; elle est peu répandue en Languedoc-Roussillon.
    • Menuiserie extérieure et construction bois : de nouvelles utilisations dans les aménagements et mobiliers extérieurs (terrasses, bardages, accessoires d’espaces verts,…) sont en essor et demandent des bois de plus gros diamètres.
    • Parquet, ébénisterie : le robinier est très intéressant pour ces produits mais les professionnels font appel à des importations de bois pour répondre à leur besoin.
    • Tournerie : son bois tourné est d’un très bel effet ; il est aussi apprécié pour des pièces en contact avec l’eau (robinetterie par exemple).

    LES AUTRES ATOUTS DE CETTE ESPÈCE

    • Légumineuse amélioratrice du sol en azote ; utilisée notamment pour le reverdissement des carrières.
    • Utilisée pour la fixation des sols et talus
    • Espèce très mellifère et fourragère
    • La Hongrie a effectué sur cette essence des sélections génétiques orientées sur ses différentes valorisations : piquet, charpente, bois d’œuvre, production mellifère.

     

     

    Conseils de sylviculture 

    Il convient de maintenir le robinier à de très fortes densités au cours de ses premières années pour limiter le développement de branches nombreuses et vigoureuses et former des troncs bien droits. Des interventions de dépressage et éclaircie peuvent être amorcées à partir de 7 à10 an, et par étapes progressives. Sa croissance est rapide et la récolte doit être effectuée assez tôt pour éviter des dépérissements (40 à 50 ans). L’espèce rejette vigoureusement de souche, il est possible de repartir sur un nouveau peuplement après exploitation.

     

  • Sorbier des oiseleurs
    X

    Fiche technique

    Sorbier des oiseleurs

    SORBIER DES OISEAUX, ARBRE À GRIVES

    SORBUS AUCUPARIA L.

     

    COMMENT RECONNAÎTRE L’ESPÈCE ?

    • Arbre de 10 à 20 m.
    • Tronc souvent court, écorce lisse gris clair devenant ensuite gris noirâtre à fissures longitudinales.
    • Feuilles caduques, alternes, composées à 9-15 folioles généralement dentés sur leur totalité et lancéolés.
    • Fleurs en bouquets, blanches à 5 pétales (rosacées) apparaissant en mai, très odorantes.
    • Fruits (baies) sphériques charnus rouges à pulpe jaune, de 5 à 10 mm en grappes plus ou moins persistants.

     

     

    OÙ Les TROUVE-T-ON ?

    • Sorbier domestique
      Etages méditerranéen à montagnard, mais surtout dans l’aire du chêne pubescent. Espèce de grande amplitude mais préférant la chaleur. Supporte bien la sécheresse mais les plus beaux sujets en région méditerranéenne se trouvent sur des terrains frais (fonds de vallons…). Bonne tolérance à de nombreux substrats. Espèce de lumière ou de mi-ombre. La présence du cormier est très discrète dans les relevés de l’inventaire forestier car c’est sous la forme d’arbre isolé que l’espèce persiste essentiellement. Le sorbier des oiseleurs arrive mieux à s’imposer.
    • Sorbier des oiseleurs
      Etages collinéen à montagnard et subalpin. Espèce très résistante au froid et supportant une saison de végé- tation courte. Espèce très plastique, pouvant pousser sur de nombreux substrats. Espèce pionnière exigeante en lumière. Bonne résistance au vent. Son bois est assez proche de celui du cormier. Les arbres sont rarement suivis et les formats obtenus limitent l’usage du bois à des petits ouvrages de sculpture et tournerie. Des sciages courts pourraient aussi être valorisables dans les ateliers artisanaux si la formation de billes de pied était un peu accompagnée par des interventions de taille et d’élagage.
     

     

  • Sorbier domestique
    X

    Fiche technique

    Sorbier domestique

    CORMIER

    SORBUS DOMESTICA L.

     

    Le cormier peut atteindre en
    ambiance forestière des formats
    élancés très intéressants et hautement
    valorisables.

    COMMENT RECONNAÎTRE L’ESPÈCE ?

    • Arbre de 5 à 20 m.
    • Ecorce foncée noirâtre à petites écailles carrées et épaisses.
    • Feuilles caduques, alternes, composées à 11-21 folioles généralement dentés sur les 2/3 supérieurs seulement.
    • Fleurs en bouquets, blanches à 5 pétales (rosacées) apparaissant en mai.
    • Fruits (cormes) en forme de petites poires (1,5 à 3 cm).

     

    les propriétés de son bois

    DESCRIPTION DU BOIS

    • Bois homogène et très compact, de couleur brun-rouge.
    • Aubier non distinct.
    • Grain très fin.
    • Fil droit.
     
    PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET MÉCANIQUES
    • Bois très lourd, de densité 0,8 à 0,95 (à 12 % d’humidité).
    • Nervosité élevée et fort retrait total.
    • Bois élastique.
    • Dureté très élevée.
    • Très bonnes caractéristiques mécaniques.
     
     
    durabilité
    • Bonne durabilité.
    PRORIÉTÉS TECHNOLOGIQUES
    • Conservation des grumes nécessaire dans l’eau.
    • Apte à la réalisation de placages sciés ou tranchés.
    • Très beau poli.

    EMPLOIS ACTUELS OU POTENTIELS

    • Ebénisterie : le cormier présente de nombreux atouts pour cette valorisation. Mais son utilisation en massif ou en placages est limitée par sa rareté, et donc son prix.
    • Sculpture, gravure, tournerie : très apprécié pour la finesse de son grain et sa bonne adhérence.
    • Lutherie : bois dur utilisé pour les pièces mécaniques de piano, les archets baroques, corps et becs d’instruments à vents.

    LES AUTRES ATOUTS DE CETTE ESPÈCE

    • Floraison mellifère.
    • Fruits comestibles lorsqu’ils sont très mûrs, utilisés pour la confection de gelées.
    • Fruits très appréciés des oiseaux (sorbier des oiseleurs) ou des mammifères sauvages (cormier).
    • Valeur décorative des fruits du sorbier des oiseleurs et du feuillage d’automne.

     

    Conseils de sylviculture

    Le cormier est présent spontanément dans de nombreux milieux. Mais pour le conserver, il faudra veiller à le détourer très tôt et régulièrement au cours de sa croissance. L’introduction par plantation est aussi envisageable avec cette essence. Des programmes de sélection et d’amélioration génétique sont actuellement conduits par l’INRA pour proposer des plants performants qui commencent à être disponibles dans des pépinières forestières.

     

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